Activité syndicale Fonction publique 2020



communique de presse

Détachement d’office des fonctionnaires :  le gouvernement s’acharne…
 

Lors du Conseil Commun de la Fonction publique du 30 janvier 2020, le gouvernement a présenté un projet de décret permettant de mettre en œuvre le dispositif de détachement d’office de fonctionnaires vers des entreprises privées, prévu par la loi de transformation de la Fonction Publique du 6 août 2019.
Ce texte, refusé par un vote unanime des organisations syndicales a été présenté à nouveau le 12 février.
Une nouvelle fois, les organisations syndicales ont rejeté le texte par un vote unanime.
Pourtant, le gouvernement a décidé de maintenir cet outil permettant de faciliter les privatisations de missions de service public exercées par des fonctionnaires. Pour mémoire, dans ce nouveau dispositif, les fonctionnaires seront expédiés, qu’ils le veuillent ou non, vers l’entreprise chargée de la mise en œuvre de la privatisation. Ils ne pourront revenir sur un emploi public qu’en obtenant un autre poste dans le cadre d’une opération de mobilité ou en cas de licenciement par l’entreprise.
Arme de destruction massive pour la privatisation de missions et pour le démantèlement statutaire de la fonction publique, ce projet ne laisse aucun doute sur la volonté de ce gouvernement de voir disparaître un maximum d’emplois de fonctionnaires.
Le secrétaire d’Etat a même relevé, très ironiquement, que les salaires dans le privé étaient bien plus intéressants que dans la fonction publique, compte-tenu du faible niveau du point d’indice. On reconnait bien là son attachement au service public et à ses agents !
Ce passage en force du gouvernement, contre l’avis unanime des organisations syndicales, montre son ambition d’accélérer la privatisation et la destruction des services publics qui creuseront encore davantage les inégalités entre les citoyens.
L’UIAFP-FO continue d’exprimer son opposition à cette vision libérale et de revendiquer l’abrogation de la loi de transformation de la Fonction publique.
Paris, le 13 février 2020


COMMUNIQUÉ DE PRESSE

2020 : Rémunération des fonctionnaires toujours en baisse ! 


 
Les gesticulations et annonces du Secrétaire d’Etat à la Fonction publique ne trompent plus personne: le pouvoir d’achat des fonctionnaires continue de baisser en 2020, d’autant que depuis le 1er janvier, la retenue pour pension civile a augmenté de + 0,27 point, passant de 10,83% à 11,10%. Pour mémoire, cette retenue n’était que de 7,85% en 2010.
De plus, le SMIC ayant été revalorisé de +1,2%, les agents de catégorie C, rémunérés sur les premiers échelons de la grille indiciaire du 1er grade, inférieur à l’indice nouveau majoré de 329, doivent à nouveau percevoir l’indemnité différentielle pour ne pas être payés en dessous du SMIC.
Le Secrétaire d’Etat à la Fonction publique indique, non sans ironie, que l’application de la dernière tranche de PPCR (Parcours professionnel, carrières et rémunérations) permettra à ces agents de repasser juste au-dessus du SMIC. 

▪ Comment peut-on se satisfaire d’avoir des milliers d’agents qui sont rémunérés juste au-dessus du SMIC ? 

▪ Comment oser poursuivre le gel de la valeur du point d’indice ?

▪ Comment parler d’attractivité de l’emploi public avec une telle politique salariale ?

▪ Comment oser dire que les futures pensions de ces agents ne baisseront pas ? alors même que la valeur d’acquisition des points-retraite serait indexée sur « l’augmentation des salaires » ?

▪ Comment espérer obtenir de meilleures pensions dans une réforme où la valeur de service du point serait modifiée annuellement en fonction des impératifs économiques ?
Les promesses de ce gouvernement ne sont plus crédibles. 
Pour que la valeur du point d’indice retrouve le niveau de pouvoir d’achat qu’elle détenait au 1er janvier 2000, il faudrait augmenter la valeur de ce point de 20.6%

Pour la FGF-FO, le gouvernement doit entendre les légitimes revendications des syndicats de fonctionnaires parmi lesquelles l’augmentation générale des salaires par la revalorisation de la valeur du point d’indice et la mise en œuvre de véritables négociations pour améliorer les parcours de carrière.
Dans ce contexte, la FGF-FO invite tous les fonctionnaires et agents publics à se mobiliser et à continuer de faire de l’augmentation des salaires et pensions une revendication majeure de Force Ouvrière.
 
Paris, le 12 février 2020


COMMUNIQUÉ DE PRESSE  FGF FO


Encore et toujours contre le système universel  de retraite par points !
 

La Fédération Générale des Fonctionnaires Force Ouvrière (FGF-FO), 1ère organisation syndicale de la Fonction publique de l’Etat, continue de réaffirmer son opposition au projet de Loi d’un système universel de retraite par points !
Après plus de 2 mois de conflits, de grèves et de manifestations où des milliers de salariés du privé et des agents publics ont collectivement démontré leur opposition au projet gouvernemental, la  FGF-FO maintient que la mobilisation doit se poursuivre pendant le débat parlementaire.
C’est pourquoi la FGF-FO prend une part active à tous les niveaux pour expliquer et analyser tous les dangers de ce projet de Loi. Y compris en ayant porté une contribution à l’attention des parlementaires.
La FGF-FO rappelle sa revendication d’un calcul de la pension sur le traitement indiciaire détenu sur les 6 derniers mois, et non sur la rémunération étalée sur 43 ans., ainsi qu’un taux de remplacement de 75%.
Elle exige le maintien de la catégorie active, sa bonification et son extension aux corps dont les missions le justifient.
Enfin, elle confirme sa totale opposition à la création d’une caisse de retraite pour les fonctionnaires d’Etat et revendique le renforcement du code des pensions civiles et militaires et l’inscription des pensions au grand livre de la dette publique.
S’inscrivant pleinement dans le nouvel appel interprofessionnel pour de nouvelles mobilisations, la FGF-FO apporte tout son soutien aux agents de la RATP et à la Fédération FO Cheminots en grève le 17 février prochain et appelle tous les fonctionnaires et agents publics à continuer et amplifier la grève, notamment avec un temps fort le 20 février, journée nationale de manifestations dans toute la France.
 

Tous en grève et en manifestations jusqu’au retrait !

Paris, le 11 février 2020


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Contribution Force Ouvrière fonction publique au débat parlementaire sur le système universel par points
Système universel par points = une retraite vers l’inconnue
2020-02-10 Contribution UIAFP-FO débat
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communiqué unitaire des organisations syndicales CGT, FA, FO, FSU et Solidaires - « Le retrait, point ! »
2020-02-11 Communiqué Intersyndicale FP
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DECLARATION UNITAIRE MUTUALITE FONCTION PUBLIQUE / ORGANISATIONS SYNDICALES DE LA FONCTION PUBLIQUE
POUR UNE POLITIQUE AMBITIEUSE DE LA PROTECTION SOCIALE COMPLEMENTAIRE DANS LA FONCTION PUBLIQUE
2020-02-07 Déclaration unitaire MFP (1)
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2020-02-07 Courrier unitaire MFP à Dama
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Déclaration des représentants CGT – FO – FSU – Solidaires – FA
au Conseil Commun du 30 janvier 2020

 

Lors du conseil commun de la Fonction publique du mercredi 22 janvier consacré à l’étude du seul article du projet de loi sur la réforme des retraites soumis à son avis, nous avons souhaité manifester notre opposition résolue à cette réforme et à l’absence de prise en compte de nos revendications, tant au niveau du gouvernement dans son ensemble qu’au niveau de la Fonction publique en particulier, ce qui dénote une fois de plus un dialogue social dégradé.

 

Brandir des pancartes pendant la lecture d’une déclaration est certes un peu inhabituel dans cette enceinte, et pourtant cela ne traduit encore que très partiellement la profonde insatisfaction qui est la nôtre face à l’entêtement et le mépris affiché par ce gouvernement.

 

Vexé face à la protestation des organisations syndicales majoritaires à ce CCFP, qui pourtant n’ont fait que porter les pancartes brandies par des milliers de personnes, depuis des mois, qui refusent de se laisser imposer une dégradation majeure de leurs droits à retraite, le Ministre a tenté d’empêcher, sans succès, la lecture de la déclaration intersyndicale CGT, FSU, FO, Solidaires, CGC, FA.

 

Froissé que les élu-es des personnels manifestent leur mécontentement, il a vainement tenté d’imposer la discussion sur les amendements alors que le représentant de l’intersyndicale lisait la déclaration.

 

Dans un communiqué, il a qualifié notre liberté d’expression de « comportements irrespectueux » qui témoignent d’un « refus de certaines organisations syndicales de travailler à l’amélioration des conditions de travail des agents » : quel cynisme de parler d’améliorations alors que tout, dans ce projet de loi, vise à baisser les pensions, faire travailler plus longtemps, supprimer la catégorie active amputer les conditions de prise en compte de la pénibilité et de la dangerosité, réduire les droits des agent-es comme de l’ensemble de la population  alors que nos propositions ne sont jamais reprises.

 

L’intersyndicale se félicite donc que les agent-es de la fonction publique aient massivement répondu présent-es et soient venu-es déposer leur outil de travail devant Bercy au moment même où se tenait ce conseil commun, et se soient de nouveau massivement mobilisé-es lors des dernières journées interprofessionnelles, en particulier les 24 et 29 janvier derniers.

 

Nous soulignons une nouvelle fois que la mobilisation est soutenue par une large majorité de Français-es et que les organisations syndicales qui revendiquent le retrait du projet sont nettement majoritaires tant au niveau interprofessionnel que dans la Fonction publique.

 

Nous considérons que nous sommes en droit de faire savoir au ministre notre désaccord, sans violence, mais sans complaisance face à ce projet gouvernemental qui a vocation à baisser le niveau de la pension d’un très grand nombre de fonctionnaires.

 

PARIS, le 30 janvier 2020

 


communiqué des OS FP (CGT – FAFP – FO – FSU – Solidaires).

 

Les organisations syndicales de la fonction publique se félicitent une nouvelle fois du succès de la journée de grève et manifestations du 24 janvier, après une semaine marquée par de nombreuses actions comme le rassemblement devant Bercy de quelques 500 agent-es venu-es déposer leurs outils de travail. 

 

 

 

Elles rappellent leur rejet plein et entier de cette réforme des retraites, destructrice des solidarités et synonyme de paupérisation pour l'ensemble de la population et en particulier les agent-es de la fonction publique. 

 

 

 

Elles rappellent leur attachement à :

 

 

 

  • Une amélioration et une consolidation de nos retraites, avec le maintien des régimes existants (code des pensions civiles et militaires, CNRACL et FSPOEIE), ce qui passe par le retrait du projet Macron - Philippe ;
  • Des augmentations générales de salaire avec, en particulier, une revalorisation immédiate du point d'indice ;
  • Des créations d'emplois statutaires dans les nombreux secteurs qui en ont besoin ;
  • La défense des missions publiques et donc l'abandon de toutes les formes d'externalisation et de privatisation ;
  • Le renforcement du Statut Général, garantie pour les citoyen-nes d'un service public neutre et impartial, et par voie de conséquence, l'abrogation de la loi dite de transformation de la fonction publique.

 

Elles s'inscrivent pleinement dans l'appel interprofessionnel du 24 janvier 2020 :

 

« Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNL et UNEF appellent à faire du mercredi 29 janvier, veille de la conférence de financement, une journée massive de grève et de manifestations interprofessionnelles et intergénérationnelles. Elles appellent à poursuivre le renforcement et l'élargissement de la mobilisation en multipliant les initiatives les jeudi et vendredi qui suivent notamment avec des retraites aux flambeaux, des dépôts d'outils de travail, des assemblées générales, des initiatives en direction de la population. »

 

Les organisations syndicales de la fonction publique exigent le retrait du projet de loi de réforme des retraites.

 

                                                                                           Paris le 24 janvier 2020

 


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Communiqué intersyndical Mobilisé-es et toujours aussi déterminé-es
Communiqué intersyndical 29 01 2020 (1)
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Communiqué unitaire Fonction publique

 

 

 

PAS DE RECONNAISSANCE DE LA PÉNIBILITÉ SANS SERVICE ACTIF

 

ET POUR UNE VÉRITABLE CESSATION PROGRESSIVE D'ACTIVITÉ !
TOUTES ET TOUS DANS LES ACTIONS DU 5 FÉVRIER

 

 

 

Malhonnête comme souvent, le gouvernement tente de faire croire qu’en introduisant le C2P et la retraite progressive dans la Fonction publique, il permettra la reconnaissance de la pénibilité et améliorera les conditions de la fin de carrière.

 

  Rien n’est plus faux !

 

 

 

En effet, depuis longtemps, la catégorie active permet aux fonctionnaires exerçant des missions dangereuses et pénibles de bénéficier de départs anticipés de 5 ans ou de 10 ans.

 

La catégorie active ne serait, au mieux, maintenue qu’aux fonctionnaires exerçant des missions dangereuses.

 

En réalité avec le projet du pouvoir exécutif, ce sont des centaines de milliers d’agent.e.s qui soit perdront tout droit à partir avant l’âge légal, soit partiront au mieux 2 ans avant.

 

Par ailleurs, la possibilité d'être à temps partiel en percevant une partie de sa retraite ne serait ouverte qu'à 62 ans, ce n'est donc pas du tout la cessation progressive d'activité dont nous revendiquons le rétablissement AVANT l'âge légal de départ à la retraite.

 

 

 

Le projet du pouvoir exécutif, c’est un recul social sans précédent mettant gravement en péril la santé des salarié.e.s concerné.e.s et leur faisant courir des risques insensés.

 

 

 

Nous ne laisserons pas faire une telle vision libérale et mortifère !

 

 

 

À l’inverse de ce que le gouvernement compte imposer, ce qui est juste et nécessaire aujourd’hui, c’est :

 

§  Le maintien, l’extension et l’amélioration de la catégorie active ;

 

§  Sa reconnaissance par corps et cadres d’emploi et pas de manière individuelle ;

 

§  La mise en place de dispositifs permettant de partir à taux plein dès l’ouverture des droits pour les personnels concernés ;

 

§  Une véritable réflexion et des moyens engagés sur les secondes carrières, les aménagements de postes en fin de carrière, les cessations progressives d'activité. 

 

Pour nous faire entendre d’un pouvoir qui refuse la moindre concertation, il n’y a que la voie du rapport de forces.

 

C’est pourquoi, les organisations syndicales CGT, FAFP, FO, FSU et SOLIDAIRES de la Fonction publique appellent, dans le cadre du mouvement interprofessionnel,

 

 

 

À FAIRE DU MERCREDI 5 FÉVRIER UNE JOURNÉE D’ACTIONS

 

DANS TOUS LES TERRITOIRES POUR

 

LE MAINTIEN ET L’AMÉLIORATION DE NOS ACQUIS EN MATIÈRE DE PÉNIBILITÉ

 

 

 

À Paris, elles organisent un rassemblement large et festif

devant l’Opéra Garnier de 13 heures à 14 heures.

 

 

 

ENSEMBLE, NOUS ALLONS GAGNER

 

POUR NOS RETRAITES SOLIDAIRES ET

 

FAIRE RETIRER CE PROJET DE LOI SCÉLÉRAT !

 

 

 

 

 

 Paris le 30 janvier 2020

 


COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

 

Retraites : FO appelle le gouvernement à stopper le processus

 

 

 

La confédération FO a pris connaissance de l'étude d'impact ainsi que de l'avis du Conseil d'Etat sur les deux projets de loi relatifs au projet de système universel de retraites par points.

 

L'avis du Conseil d'Etat porte une critique sévère sur les aspects essentiels sur lesquels FO n'a eu de cesse d'alerter.

 

En premier lieu, il se confirme que le projet de réforme systémique sera bel et bien une réforme paramétrique permanente de l'ensemble des retraites sur laquelle les gouvernements pourront agir.

 

Le Conseil d'Etat confirme ainsi la mise en garde de FO quant au caractère incertain de la retraite demain, si le système universel voyait le jour : « le choix d'une détermination annuelle de chacun des paramètres du système, y compris ceux applicables à une génération entière, aura pour conséquence de limiter la visibilité des assurés proches de la retraite sur les règles qui leur seront applicables ».

 

Qui plus est, au-delà du débat sur l'âge pivot temporaire (renvoyé à ladite Conférence des financeurs) tant les projets de loi que l'étude d'impact et l'analyse du Conseil d'Etat confirment que l'âge d'équilibre sera la clé de voute du système universel. Alors que depuis des mois, cet âge d'équilibre était annoncé à 64 ans, il serait de 65 ans dès l'entrée en vigueur du futur système (génération 1975) et continuerait de croître.

 

En fait de système plus juste et plus simple, le Conseil d'Etat met à bas le slogan du « chaque euro cotisé donnera les mêmes droits » pointant la complexité et la diversité des règles de cotisation ou d'ouverture des droits définies par le projet de loi.

 

Le Conseil d'Etat confirme aussi les analyses de FO qui a dénoncé à plusieurs reprises les éléments de langage du gouvernement consistant à mettre au compte de son projet des éléments de solidarité qui ont été mis en œuvre dans la cadre du système de retraite actuel : « le gouvernement reprend, en les adaptant, les principaux mécanismes existants de bonification notamment pour motifs familiaux, les avantages afférents, qui prennent aujourd'hui la forme de majoration de pensions ou de durée d'assurance ».

 

Cette situation conforte un peu plus encore la position de FO.

 

FO appelle le gouvernement à stopper le processus et à revenir à la table de négociation au point de départ, sans préalable. Le projet de système universel par point doit être abandonné. FO est prête et a fait connaître ses propositions et revendications sur les questions clés pour les retraites demain, dans le cadre du système actuel : emploi, chômage, précarité et bas salaires, salaires et cotisations sociales, égalité femme-homme, pénibilité...

 

 

Paris, le 27 janvier 2020

 

 

 

Contact :

 

 

 

Yves VEYRIER

 

Secrétaire général

 

Secrétariat général

 

: yveyrier@force-ouvriere.fr

 

' 01.40.52.86.01

 



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Un 24 massif et déterminé pour le retrait

 

 

 

Le Président de la République a donné son feu vert à l'examen en Conseil des ministres du projet de loi sur les retraites le 24 janvier 2020. Ce projet renvoie à de nombreuses ordonnances et décrets qui définiront ultérieurement et sans débat les dispositions structurantes du régime prétendu universel qui impliqueraient des conséquences désastreuses pour toute la population. Nous sommes donc face à un projet qui est toujours totalement flou mais dont l'analyse des grandes lignes, y compris par des experts indépendants, montre qu'à l'opposé de la communication gouvernementale sur une réforme de justice sociale, son objectif est de nous faire travailler plus longtemps et de baisser les pensions. La population n'est pas dupe et continue à être opposée à cette réforme et à soutenir majoritairement la mobilisation contre ce projet absurde et injuste.

 

 

 

L'absence de transparence du Gouvernement sur les impacts individuels et globaux est inadmissible. Après un simulacre de dialogue social de 2 ans avec les organisations syndicales, le gouvernement méprise les salarié-e-s, les grévistes, la population et la jeunesse et maintenant les prérogatives du Parlement.

 

 

 

Les actions et les grèves se multiplient sur l'ensemble du territoire. Nos organisations se félicitent du succès annoncé des nombreuses mobilisations organisées jeudi 23 au soir, notamment des retraites aux flambeaux. Nos organisations appellent à une mobilisation maximale le 24 janvier par la grève et les manifestations massives pour rejeter cette réforme, pour obtenir le retrait de ce projet de Loi et de véritables négociations sur la base des revendications portées par l'intersyndicale majoritaire.

 

 

 

Le Parlement devrait commencer à discuter du projet de Loi. D'ici là nos organisations appellent à poursuivre et amplifier les actions, y compris en multipliant les arrêts de travail, en interpellant les parlementaires et en organisant des actions de dépôt des outils de travail dans des lieux symboliques.

 

 

 

La détermination à faire retirer ce projet de loi est entière. Nos organisations décident de se revoir dès le 24 janvier matin pour décider ensemble des suites.

Paris le 22 janvier 2020


COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Déclaration de la Commission exécutive du 23 janvier 2020

 

La Commission exécutive confédérale salue à nouveau les adhérents, militants, salariés engagés contre le projet du gouvernement de régime unique par points. Elle se félicite de l'initiative et de la conduite de cette mobilisation et de la grève depuis le 5 décembre, dans le cadre d'une large unité d'action syndicale, par la confédération et l'ensemble de ses Fédérations, Unions Départementales et Syndicats.

 

Alors que le gouvernement prévoit l'examen des deux projets de loi en conseil des ministres le 24 janvier, FO réaffirme son opposition résolue au régime unique par points qui conduira immanquablement à dégrader les droits à la retraite en termes de niveau de pension et d'âge effectif de départ.

 

Alors qu'à aucun moment les analyses défendues sans relâche et publiquement par FO n'ont été contredites, la Confédération constate que le gouvernement n'a toujours pas fait connaître d'étude d'impact et de simulations précises et crédibles quant aux conséquences de son projet.

 

Elle dénonce les détournements de communication présentant un relèvement du minimum de pension comme produit du projet de régime unique par points, alors que les 85 % du SMIC figurent dans la loi depuis 2003 et auraient dû être atteints dès 2008. Elle rappelle que c'est ce gouvernement qui a désindexé les pensions de base en 2019 et qui refuse tout relèvement significatif du SMIC (lui substituant la prime d'activité qui ne sera pas prise en compte pour la pension minimum).

 

Elle constate que le discours porté par le gouvernement est clairement celui d'une réforme conduisant à reculer de fait l'âge de la retraite au-delà même de 64 ans, pour aller à terme jusqu'à 67 ans. Comme avait mis en garde FO, le régime unique par points conduit en réalité à un âge pivot permanent dans le cadre d'un système de retraite de type compte notionnel (chaque salarié constituant un capital de points dans un compte individuel ce qui conduirait à « 66 millions d'âge pivot » !).

 

La Confédération FO n'est nullement dupe de l'opération de retrait temporaire de l'âge pivot contre d'autres mesures de financement, sachant qu'il ne s'agit que d'une mesure additionnelle ajoutée récemment pour entrer en vigueur dès 2022 dans le cadre du système actuel de retraite afin de compenser le recul à la génération 1975 de l'application du futur régime. Le projet de loi prévoit bien un âge d'équilibre à terme, dont on comprend aujourd'hui qu'il ira au-delà de 64 ans. Aussi FO n'acceptera pas que les dispositions proposées conduisent à spolier les droits acquis des salariés (réserves des régimes existants, détournement du Fonds de réserves des retraites ou des cotisations ATMP ou logement). FO s'exprimera et agira librement et en toute indépendance pour défendre les intérêts des salariés. La Confédération FO continuera de rendre compte systématiquement des débats et bien sûr de ses analyses et positions.

 

 

La Commission exécutive réaffirme la nécessité de maintenir et d'exprimer le refus du projet de régime unique par point qui doit être retiré pour que s'ouvrent de véritables négociations sur les sujets qu'elle a mis à l'ordre du jour depuis des mois concernant l'augmentation des salaires, l'égalité salariale femme homme, l'élimination de la précarité et des emplois sous rémunérés, l'emploi des jeunes et des séniors. La réponse à cette crise sociale ne peut pas être une répression à l'égard de nos camarades qui contestent ce projet.

 

La Commission exécutive appelle à poursuivre la mobilisation engagée par la grève depuis le 5 décembre dans le cadre des assemblées générales des salariés dans toutes les entreprises, services et administrations.

 

Contact :

Yves VEYRIER

Secrétaire général

Secrétariat général

: yveyrier@force-ouvriere.fr

' 01.40.52.86.01

 

 

 


 

 

COMMUNIQUE FO SUITE AU CCFP DU 22 JANVIER 2020

 

 

 

Le Secrétaire d'Etat à la Fonction publique a, une fois de plus, démontré son peu d'intérêt pour le dialogue social.

 

 

 

Après un boycott du premier CCFP (Conseil commun de la Fonction publique) le 20 janvier 2020 par une majorité d'organisations syndicales représentatives, celui-ci l'a reconvoqué 48 heures plus tard, ce 22 janvier.

 

 

 

Ainsi, les organisations syndicales de la Fonction Publique devaient s'exprimer sur une partie du projet de loi en faveur d'un système universel de retraite par points. L'objectif principal des articles soumis au CCFP était la suppression de la catégorie active remplacée par un compte professionnel de prévention (C2P) au rabais, avec seulement 6 critères permettant la prise en compte de la pénibilité.

 

 

 

FO Fonction Publique le réaffirme, le C2P va exclure des centaines de milliers d'agents de la possibilité d'un départ anticipé à la retraite.

 

 

 

De plus, ce projet de loi ne tient pas compte des pseudo-engagements, de certains ministres car l'ensemble des dispositions est renvoyé à de futures ordonnances, tant sur les générations concernées que sur le niveau d'intégration des primes, etc.

 

 

 

En soumettant ce texte au vote des organisations syndicales de la Fonction Publique 48 heures avant sa présentation au Conseil des ministres, il est évident que le Secrétaire d'Etat se moque ouvertement de la mobilisation démarrée le 5 décembre et, par là même, des milliers de salariés, de fonctionnaires et agents publics qui ont fait grève et qui seront toujours dans l'action le 24 janvier.

 

 

 

Comme FO l'a maintes fois répété à tous les niveaux de notre organisation, ne pas entendre les revendications légitimes des salariés portées par la majorité des organisations syndicales est triplement suicidaire : socialement, économiquement et démocratiquement.

 

 

 

Avant de quitter la séance, FORCE OUVRIERE, comme la CFE-CGC, la CGT, la FSU et Solidaires, ont rappelé leur exigence de retrait du projet de loi d'un régime universel par points.

 

La CFDT, l'UNSA et la CFTC sont, pour leur part, restées dans la salle avec le Secrétaire d'Etat. Chacun appréciera !

 

 

 

Pour FO Fonction Publique, le combat continue, on ne lâche rien !

 

 

 

Public /Privé : Toutes et tous en grève et mobilisés le vendredi 24 janvier 2020 pour le retrait du projet de loi d'un régime universel par points.

 

 

 

Fait à PARIS, le 22 janvier 2019

 


Déclaration unitaire  au  Conseil commun de la Fonction publique  du 22 janvier 2020
 
Les organisations syndicales CGC, CGT, FAFP, FO, FSU et Solidaires de la Fonction publique rappellent leur attachement aux régimes de retraite solidaires par répartition et leur rejet du projet de retraite universelle par points, comme la majorité des citoyens.
Cette contre-réforme, dont le but est exclusivement financier, pénalisera tous les salarié.e.s du privé comme du public avec une baisse des pensions et une diminution des droits.
Nos organisations syndicales, largement majoritaires, sont opposées à la régression sociale que le gouvernement souhaite mettre en œuvre.
Mais, pour autant, nous ne défendons pas le statu quo.
De nombreuses améliorations sont indispensables au sein des régimes existants.
Parce que nous sommes favorables à l’égalité entre les femmes et les hommes, nous sommes hostiles à un projet qui renforce les discriminations en particulier en reproduisant dans la retraite les inégalités subies durant la carrière.
Parce que nous sommes profondément attaché.e.s à la solidarité, nous refusons la division entre générations.
Parce que nous militons pour une meilleure reconnaissance et prise en compte de la pénibilité, assises sur la catégorie active qui doit certes être élargie, nous condamnons un dispositif, le C2P, qui pénalisera des centaines de milliers d’agent.e.s, comme c’est d’ailleurs déjà le cas dans le privé, au vu de ses conditions drastiques de mise en œuvre.
Parce que les augmentations générales de salaires sont juste socialement et économiquement et qu’il n’y a pas de bonnes retraites avec de mauvaises rémunérations, nous revendiquons le dégel immédiat de la valeur du point d’indice et l’octroi de points uniformes.
Parce que créer des emplois statutaires, cela améliore la qualité du service public pour les usagers, cela participe de la lutte contre la précarité et le chômage, cela permet d’accroître les recettes en matière de retraite, nous exigeons des créations dans de nombreux secteurs qui en ont besoin.
Les organisations syndicales CGC, CGT, FAFP, FO, FSU et Solidaires déplorent l’absence de toute négociation et condamnent le passage en force continuel du pouvoir exécutif. Le CCFP d’aujourd’hui en est un nouvel et triste exemple.
Elles déplorent et condamnent également l’opacité et la confusion entretenues par le pouvoir. Les seuls éléments chiffrés sont des « dissimulateurs » erronés et partiaux.
C’est bien le Président et le gouvernement qui portent seuls l’entière responsabilité du blocage actuel.
Nous sommes solidaires des nombreux secteurs dans l’action contre un projet de loi qu’il faut retirer.
Nos organisations salariales continueront de porter leurs légitimes revendications et de s’inscrire dans les mobilisations leur permettant d’être entendues.



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communiqué UIAFP-FO intitulé : REFORME DES RETRAITES – LA PENIBILITE COMME PLAT DE LENTILLES ?
2020-01-07 COMMUNIQUE TRACT UIAFP (1).pd
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Communiqué FO FONCTION PUBLIQUE du 7 janvier 2020

Décret sur la rupture conventionnelle : un dispositif permettant pressions hiérarchiques et licenciements déguisés

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2020-01-07 COMMUNIQUE UIAFP RUPTURE CONV
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